Sa vie, son oeuvre - Jacques Bonvin, humoriste et comédien

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Sa vie, son oeuvre

Du sourire au rire
Dans sa première profession, celle de technicien-dentiste, il oeuvrait sans compter pour fournir à ses patients des sourires parfaits. En faisait-il trop? Oui diront les mauvaises langues (des fripouilles de jeunes, évidemment) car ses clients ne souriaient pas mais riaient spontanément en le voyant.
Dans la nuit du 23 au 24 février d'une année qui reste à déterminer, il se réveille torturé par une question lancinante: "Serait-il capable de produire le même effet sur ses congénaires en montant sur une scène?". Comme il n'est pas très rapide, c'est près de soixante ans qu'il lui faut (ne vous moquez pas, canailles de jeunes !) pour oser fouler les planches et vérifier ses intuitions. Il constate que l'effet sur son métabolisme est le même qu'avec le sexe: une furieuse envie de recommencer malgré la peur du bide.

Reconversion
Jacques Bonvin abandonne la profession de technicien-dentiste lorsque sa fille lui demande de s'occuper de ses deux petites-filles à raison de deux jours et demi par semaine. Il remet son laboratoire à un gredin de jeune (ce n'est pas vrai, il l'aime son ami Cem qui est le meilleur technicien-dentiste de l'empire ottoman et de la Suisse réunis).
Ainsi, depuis quelques années, il exerce la profession de grand-père à mi-temps et celle d'humoriste à plein temps. C'est en tout cas ce qu'il mentionne sous la rubrique 'profession' des formulaires officiels. Mais travailler à 150% n'est rose pour personne, encore moins pour lui, surtout lorsqu'on sait qu'à son âge d'autres lèvent le pied (crapules de vieux !) en songeant à une retraite qu'ils ne méritent pas forcément.

Par admiration pour sa volonté de rattraper le temps perdu, il faut soutenir Jacques Bonvin en allant l'applaudir dans tous les spectacles qu'il nous propose de découvrir dès maintenant. Merci pour lui. 
 
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